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	<title> &#187; Concours 2009</title>
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		<title>Lauréats Ecrire Sans Frontières 2009</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 21:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pour vous servir</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concours 2009]]></category>
		<category><![CDATA[Evénements]]></category>

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		<description><![CDATA[Écrire Sans Frontières, Le concours a été lancé en janvier 2008 sous le haut patronage de GAO Xingjian, prix Nobel de littérature. Chaque année la thématique sera nouvelle. Pour 2009 la thématique était Cosmos Création : &#171;&#160;Les scientifiques, les religieux, les philosophes ont donné leur point de vue sur la création de l&#8217;univers, et vous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" title="gao" src="http://www.illustrer.fr/institut-platon.com/wp-content/uploads/2009/11/gao.jpg" alt="gao" width="89" height="128" /><span style="color: #193353; font-family: Arial; font-size: 12px;"><strong>Écrire Sans Frontières, </strong>Le concours a été lancé en janvier 2008 sous le haut patronage de GAO Xingjian, prix Nobel de littérature. Chaque année la thématique sera nouvelle. Pour </span><span style="color: #193353; font-family: Arial; font-size: 12px;"><strong>2009</strong> la thématique était <em>Cosmos Création</em> : <em>&laquo;&nbsp;Les scientifiques, les religieux, les philosophes ont donné leur point de vue sur la création de l&#8217;univers, et vous ?&nbsp;&raquo;</em><br />
La remise des prix a eu lieu à la librairie Ombres Blanches le samedi 21 novembre 2009 en présence d&#8217;Alain Melka, journaliste, auteur et producteur, de Sofia Stril Rever et de Jean Michel Ducomte tous deux également auteur-e-s.</span><span style="color: #193353; font-family: Arial; font-size: 12px;"><br />
<strong>Le premier prix</strong> a été remis à Gérard Lartigue pour <em>le puis</em> ; <strong>le second prix</strong> a été remis à Régine Bernot</span><strong> </strong><span style="color: #193353; font-family: Arial; font-size: 12px;"> pour <em>Cafouilleux Cahos </em></span><span style="color: #193353; font-family: Arial; font-size: 12px;"><em>.</em></span></p>
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		<title>Lauréats 2009 Lire le 2ème prix : Cafouilleux chaos</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 20:15:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pour vous servir</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concours 2009]]></category>
		<category><![CDATA[Evénements]]></category>

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		<description><![CDATA[
Régine Bernot

Du fin fond de l’infini, au plus lointain de l’éternité et bien avant la création de l’Univers, il y avait Chaos. Vide sidéral, il était là en n’étant rien tout en essayant d’être. Oui, je sais, c’est assez compliqué, mais Chaos n’existait pas tout en prenant conscience que tout restait à faire. Mais par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><img class="alignleft size-medium wp-image-284" title="Site 2009" src="http://www.institut-platon.com/wp-content/uploads/2009/11/Site-20092-300x220.jpg" alt="Site 2009" width="300" height="220" /></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>Régine Bernot</strong><br />
</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Du fin fond de l’infini, au plus lointain de l’éternité et bien avant la création de l’Univers, il y avait Chaos. Vide sidéral, il était là en n’étant rien tout en essayant d’être. Oui, je sais, c’est assez compliqué, mais Chaos n’existait pas tout en prenant conscience que tout restait à faire. Mais par quel bout commencer ? Et comme il l’ignorait, il trouvait beaucoup plus simple de ne rien faire. Après tout, le rien était sa spécialité, non ? Oui mais voilà ! Chaos s’ennuyait ferme. Rien pour le distraire, &#8211; le bilboquet et le Ruby cube étaient loin d’être inventés &#8211; rien à admirer, pas même de jours et de nuits à compter puisque le temps n’existait pas. Quelle vie ! Ce n’est pas rien que de n’être rien, croyez-moi ! Et pourtant, l’ennui peut être distrayant. Moi, par exemple, je n’aime rien autant que de me prélasser à la terrasse d’un café devant une pression et de reluquer le monde qui défile sous mes yeux. J’ai ma place attitrée &#8211; le garçon le sait bien &#8211; et je peux m’y ennuyer des heures sans trouver le temps long. Mais Chaos, lui, souffrait d’un ennui infini, immortel et sans saveur. Il ne connaissait pas, le pauvre, cette sensation agréable de la bière bien fraîche qui vous inonde le gosier, cet abandon complice à la paresse alors qu’autour de vous tout n’est qu’agitation et bruit. Jusqu’au jour &#8211; du moins ce qui en tenait lieu &#8211; où il ressentit quelques démangeaisons. Oh ! Très discrètes. Des grattouillis, des picotements qui le mirent de mauvaise humeur. Ajoutez à cela des ballonnements intempestifs qui l’agitèrent énormément. Et du rien qui remue, ça fait du bruit, je vous le dis ! Il libéra de l’hydrogène, de l’hélium et du lithium. C’est ainsi que des pets incongrus de Chaos naquirent des myriades de météorites qui se mirent à danser dans l’espace ainsi colonisé. Pour pouvoir les admirer, Chaos leva une fesse &#8211; bon, façon de parler ! &#8211; et des milliers de soleil émergèrent du néant. Il les disposa en guirlandes dans le cosmos au gré de son inspiration, un peu comme on accrocherait des lampions pour la fête nationale. Il les trouva bien croquignoles, toutes ces étoiles qui brillaient en lui faisant de l’œil. Manquait plus qu’un accordéon pour danser la java au bal du 14 juillet. Mais n’allons pas trop vite en besogne, l’on ne songeait pas encore à prendre la Bastille.</span></p>
<p><a id="more-273"></a></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Quand Chaos en eut assez de voir clignoter ces écervelées, il s’agita à nouveau en maugréant. Et Dieu sait que le plus petit mouvement de Chaos provoquait un remue-ménage apocalyptique ou quelque chose d’approchant qu’on ne peut qu’imaginer car, hélas, nous n’avons aucun document sur cette époque. Il suffisait donc que Chaos s’étire un peu pour que l’univers qui se construisait peu à peu se métamorphose entièrement. Les attaches qui retenaient les étoiles se rompirent et elles s’éparpillèrent dans le désordre comme les perles d’un collier dont le fil a cassé. Chaos soupirait à l’idée de devoir les rassembler quand, brusquement, des corps célestes lâchés du fin fond de ses entrailles jaillirent comme des fusées. Ils se poursuivaient, tournoyaient en tous sens jusqu’à s’entrechoquer violemment pour éclater en plusieurs petites planètes. Chaos en eut le tournis et il sentit que la migraine le gagnait. « Ça suffit ! », hurla-t-il, « Arrêtez de tournicoter comme des folles, j’en suis tout tourneboulé. Vous n’êtes pas là pour jouer au billard ! » – enfin, on imagine qu’il leur a dit quelque chose d’approchant car le billard n’existait pas, bien évidemment –. En tout cas, ça a marché du tonnerre. Les planètes enfin coites et assagies se dispersèrent en bon ordre. On aurait entendu une mouche voler si toutefois les insectes brachycères avaient été de ce monde. Attirées par la lumière, les planètes se mirent à graviter autour des astres. Chaos trouva cela très beau, il avait inventé le mobile et il s’endormit très vite, emplissant l’univers de ses ronflements sonores.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">A chacun de ses réveils, il créait, juste pour le plaisir, quelques nouveautés. Il aimait bien admirer les alternances de lumière et d’obscurité sur les planètes tournant autour de leur étoile, créant ainsi le jour et la nuit. Repu, il finissait par s’abandonner – permettez-moi cet anachronisme – dans les bras de Morphée. Et tout cela aurait pu continuer de la sorte si Chaos n’avait été victime d’insomnies. Quand le sommeil le quitta, l’ennui vint à nouveau le titiller. Mais que pourrait-il bien inventer pour passer le temps ? Car, à présent que les jours succédaient aux nuits, l’attente lui paraissait bien longue et il regrettait parfois l’époque ancienne où le temps n’existait pas. L’univers était à présent peuplé de galaxies habitées de planètes et parcourues par des étoiles aux magnitudes variées. Elles devenaient, selon le cas, super novas ou naines blanches, peu lui importait du moment qu’elles le distrayaient. Il sema, de-ci de-là, quelques astéroïdes et comètes pour des jeux de lumière qui le fascinaient. Il y aurait bien, un jour, des êtres capables d’expliquer tous ces phénomènes physiques qui le dépassaient. Lui créait, un point c’est tout, et qu’on le laisse roupiller en paix. Vu que le langage n’était même pas balbutiant, il aurait été bien empêché de nommer toutes ses créatures. L’on s’en chargerait bien, plus tard, et c’est pour cela que les planètes, les astres et les étoiles, baptisés par nous les hommes, portent des noms démodés de divinités oubliées aux vies tapageuses. Les hommes à venir s’amuseraient aussi à mesurer les angles horaires et le temps sidéral, à découper la terre en fuseaux horaires et à inventer une multitude de calendriers. Ils fouilleraient l’univers de leurs télescopes afin d’y découvrir quelque corps céleste inconnu auquel ils s’empresseraient de donner leur nom.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Aux temps lointains de Chaos, le C.A.O (Conception assistée par ordinateur) n’était pas encore de ce monde. Et pourtant, malgré l’ineptie du projet et l’absence d’étude sérieuse, la création cafouilleuse de Chaos donna naissance à un univers ordonné et régi par des lois dont l’étude future ferait le bonheur des astrophysiciens. Quand Chaos eut la curiosité de se pencher sur sa progéniture, il constata que les planètes possédaient un mouvement de rotation propre, tout en décrivant leur orbite dans le même sens. Certaines possédaient leurs satellites. Que tout cela soit si ordonné le soulagea d’une culpabilité naissante. Après tout, les mondes de l’Univers se débrouillaient très bien sans lui, il pouvait retourner à son grand sommeil. Pourtant, il éprouva quelque contrariété en découvrant à quel point ses planètes étaient inhospitalières. Certaines ne présentaient que d’immenses étendues glacées alors que d’autres étaient chauffées à blanc. La brûlante Vénus s’entourait d’une écharpe d’acide sulfurique alors qu’un cyclone gigantesque et permanent agitait Jupiter. Et ce n’était guère mieux pour Mercure au visage vérolé par les impacts de météorites. Quant à Saturne, il cachait déjà ses sautes d’humeur derrière d’opaques anneaux. Chaos traversa une période douloureuse marquée par le doute. Comment la vie pourrait-elle apparaître dans ces mondes aussi imparfaits ? Fallait-il tout détruire et recommencer ? Mais il songeait à quel point le Big-Bang originel l’avait fatigué et il aspirait à un repos éternel. Chaos, en proie à ses tergiversations, poursuivait l’observation attentive de cet Univers complexe et incompréhensible quand, tout-à-coup, apparut dans son champ de vision une minuscule planète qu’il n’avait jamais remarquée. Elle brillait doucement d’une lueur bleutée sur sa face exposée sans pudeur aux rayons du soleil. Dans son orbite tournait la lune, modeste satellite dont la fidélité occultait la laideur. La Terre, car il s’agissait bien de notre bonne vieille planète, semblait conjuguer tous les atouts nécessaires pour accueillir la vie. Elle compensait ses modestes mensurations par un voile atmosphérique riche en gaz. Son épiderme était parsemé de grosses veines bleues qui allaient se jeter dans des mers profondes. Çà et là, des montagnes gigantesques, des gouffres profonds la tailladaient. Mais la douceur et la plénitude de ses vallons et de ses plaines charmaient l’œil et chamboulaient les sens. Offerte et lascive, la Terre ne demandait qu’à être prise. Qu’on l’ensemence et elle serait nourricière ! Chaos sentit confusément que là se jouerait l’avenir de l’humanité. Il y déposa son levain afin que la vie fermente et naisse.<br />
Dans un dernier bâillement qui provoqua quelques collusions de planètes, Chaos retourna à son sommeil éternel, jusqu’au prochain Big-Bang. La suite ? Ce n’était plus son problème. Un jour, l’Homme surgira. Mais ça, c’est une autre histoire !</span></p>
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		<title>Lauréats 2009 Lire le 1er prix : Le Puits</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 20:00:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pour vous servir</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concours 2009]]></category>
		<category><![CDATA[Evénements]]></category>

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		<description><![CDATA[
Gérard Lartigue
Nous voyons sur l’écran la margelle d’un puits délabré au milieu d’un terrain désertique. La caméra passe par la trappe ouverte et descend le conduit rocheux. La lumière atteint de moins en moins les parois moisies. Le système infrarouge se met en marche. Nous percevons au fond un vieil homme. Très vieux. Immobile. Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><img class="alignleft size-medium wp-image-281" title="Site 2009" src="http://www.institut-platon.com/wp-content/uploads/2009/11/Site-20091-300x220.jpg" alt="Site 2009" width="300" height="220" /></em></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>Gérard Lartigue</strong></span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em>Nous voyons sur l’écran la margelle d’un puits délabré au milieu d’un terrain désertique. La caméra passe par la trappe ouverte et descend le conduit rocheux. La lumière atteint de moins en moins les parois moisies. Le système infrarouge se met en marche. Nous percevons au fond un vieil homme. Très vieux. Immobile. Il paraît attendre que le cameraman effectue un gros plan sur son visage. Mais l’objectif s’approche de plus en plus de son front ridé jusqu’à pénétrer dans sa pensée. Nous entendons sa voix. </em></span></p>
<p><a id="more-270"></a></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">J’habite dans un trou obscur, froid et humide depuis des siècles. À peine composée dans ma tête, la phrase me paraît absurde. Je reformule : l’obscurité, le froid et l’humidité m’habitent depuis des siècles. Mon corps occupe un espace inutilement, sans aucun but, simplement parce que mes os, ma chair, ma peau et mon sang sont là, et que je ne peux pas les mettre ailleurs. Ma présence n’a aucun effet sur ce vide, qui ne serait pas plus vide sans moi.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Les premières décennies, je comptais les jours : chaque fois que l’ouverture en haut du puits s’illuminait et qu’un seau en bois descendait pour m’apporter mon repas, j’inscrivais une ligne sur le mur. La pierre était devenue lisse, car j’avais fini par inscrire des lignes entre les lignes, ce qui avait érodé les bords des anciennes traces. Le temps n’a plus aucune signification pour moi.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Ce qui ne fait pas partie de mon espace circulaire limité par ce mur – que je parcours en le tâtant sans jamais trouver sa fin et dont je connais le moindre détail – s’est effacé de ma mémoire. Au début, j’avais tenté de retenir et de recréer virtuellement chaque souvenir qui commençait à devenir flou. Aujourd’hui, il ne me reste qu’une notion très abstraite de l’extérieur. Je ne me souviens plus du jeune homme que j’étais avant qu’on me condamne à vivre – que dis-je ! à mourir – dans ce boyau de pierre. Est-ce qu’on peut substituer le verbe « mourir » au verbe « vivre » pour parler de notre passage sur Terre ? Les êtres vivants ne sont-ils pas tous en train de mourir jour après jour ? D’ailleurs, « êtres vivants » n’est-il pas un euphémisme pour désigner des mourants ? Je meurs depuis des siècles.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">J’imagine que mes rêves sont encore un reflet de ce monde qu’on m’a volé. Un vague reflet. Même les cauchemars les plus terribles de mes premières nuits en prison disparaissent de ma mémoire. Les éléments qui m’entourent perdent leur signification. Les étoiles, que je vois la nuit quand on laisse la trappe en haut du puits ouverte, ne sont plus, comme au début, des masses lumineuses très lointaines qui flottent dans un espace infini ; elles sont devenues de petits points blancs sur une surface noire qui glisse horizontalement au-dessus de ma tête. Tout s’aplatit. Je deviens le centre d’un univers aux dimensions extrêmement limitées, inerte et minéral : des pierres, du sable, et de l’eau salée. Le reste s’est dissous dans le néant.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">La seule chose qui reste gravée dans mon cerveau, c’est mon crime. En réalité, ce n’est qu’une description creuse, puisque j’ignore aujourd’hui jusqu’à la signification du mot crime, et les images qu’il devrait faire surgir dans mon esprit n’ont plus assez de lumière pour se refléter dans ma pensée. Ce sont des phrases vides. Je les ai répétées jour après jour depuis que j’ai constaté que ma mémoire était en train d’effacer mon passé. Mon crime, c’est mon seul trésor, la seule chose que je possède. « Je l’ai tué avec une corde que j’ai serrée autour de son cou jusqu’à sentir que son corps cédait et laissait échapper la vie, devenant un simple tas de viande prête à pourrir. Il m’avait enlevé ce que je chérissais le plus au monde. » Voilà mon trésor. Ce sont les seuls mots que j’ai retenus pour l’éternité. Mon crime. Ma grande infortune est que je ne me rappelle plus ce que je chérissais le plus au monde. Et encore moins, qui est le mort. J’ai une barbe blanche longue de plusieurs mètres. Je marche courbé. Je suis très vieux. Je m’appelle… je ne sais plus. Qu’importe ?</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em>Fondu au noir pour indiquer le passage du temps. Nous voyons le vieux couché par terre.</em></span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">J’ai rêvé que je reintégrais le monde. Mais il était désert. Il n’y avait aucun signe de vie. Tout était plat, gris, silencieux et inerte. Une voix au fond de moi me murmurait des mots que je ne comprenais pas. J’ai entendu un rire. Je me suis senti plus seul que le premier être sur Terre, ou le dernier. J’ai compris qu’il fallait tout créer, qu’il fallait commencer par nommer les choses. J’ai essayé de parler, mais aucun mot ne s’est formé. Je n’ai émis qu’un son monocorde et fade, un simple « a » qui s’est glissé par ma bouche grande ouverte. Il fallait commencer par le début. J’ai pris mon couteau et j’ai inscrit les voyelles sur six pierres différentes. Puis, j’ai fait la même chose pour les vingt consonnes. J’ai écrit et prononcé le premier mot : « puits » et j’ai senti l’appel, de la même façon que le jour de ma naissance, de ce monde en haut, au bout du tunnel. J’ai dit ensuite : « Jour. » Et l’obscurité a disparu. J’ai dit : « Ciel, terre. Eau, air, feu ». Le vent a alors joué avec mes cheveux et j’ai prononcé « pluie ». Le son m’a viscéralement plu. Puis, la pluie m’a trempé et j’ai eu froid. Soleil, sable, mer, marées, montagnes, vallées. Vie. Plantes, bactéries, vers, mollusques, insectes, poissons, reptiles, amphibiens, oiseaux et mammifères.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Je me réveille lentement. L’obscurité m’entoure. Tout semble pareil ; les murs froids, humides, arrêtent mes rêves à la même distance qu’hier. Pourtant, ce silence sépulcral, inaltérable, me paraît plus lourd. Quelque chose a changé. Je lève les yeux et je regarde les étoiles. Elles ne sont plus de simples taches blanches sur une surface noire. Elles sont redevenues des masses rondes géantes flottant dans un espace infini à des distances diverses. Je peux sentir la profondeur de l’univers. Le puits s’appelle de nouveau « puits » et les murs, « murs ». Chaque objet enregistré dans ma mémoire reprend son existence. Les mots se reproduisent à une vitesse impressionnante. Je me souviens de mon nom. Petit à petit, la raison de ma punition éternelle surgit. Chaque journée de mon passé se déroule dans mon esprit comme si j’étais en train de la vivre de nouveau. Je suis dans la campagne. Je vois au loin la femme que j’aimais. Elle porte un bébé dans les bras. Mon bébé. Elle vient de sortir de la forêt qui délimite la vigne où je cueille les raisins que je vais déposer sur l’autel. Le soleil couchant me frappe le visage. Je marche vers elle. Elle ne bouge pas. Elle semble apeurée. J’arrive lentement devant elle et je caresse sa joue. Je ressens une douce chaleur au fond de ma cage thoracique. C’est mon coeur qui bat. Il bat de nouveau. Je suis vivant. Un homme surgit de la petite forêt, en rajustant ses vêtements. Qu’est-ce que fait mon frère ici ? Ma femme ne me répond pas. Elle baisse le regard, toute pâle. Je prends sa main. Elle est moite. Je perçois un frémissement de ses doigts délicats. Une pensée terrible traverse mon esprit. Est-ce que ce bébé est mon fils ou mon neveu ? Silence. Des larmes qui coulent et tombent sur la terre sèche à côté des bottes de mon frère.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Pendant le jugement, je n’ai pas cherché à expliquer mon acte. On m’a condamné à rester loin des innocents. Je suis resté mille ans dans ce puits.</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Je prononce : « Pardon. »</span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em>La caméra s’éloigne du fond du puits vide en remontant le conduit de pierres, qui semble se contracter. Elle se tourne vers la sortie. Nous voyons le cercle de lumière s’agrandir jusqu’à éclairer d’un blanc éclatant la totalité de l’écran. Une fois qu’elle ne nous éblouit plus, nous percevons des infirmières et une sage-femme qui nous regardent les mains tendues vers nous, vers l’objectif.</em></span></p>
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Je suis né. Dans la chambre d’hôpital il y a un téléviseur. Je découvre un monde de guerres, de crimes, de drames et de personnes qui courent derrière un ballon. Personne ne s’occupe de moi. J’ai trouvé l’endroit idéal pour me fondre dans la foule.</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Gérard Lartigue</span></p>
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		<title>Concours 2009 !</title>
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		<pubDate>Sat, 31 Oct 2009 23:15:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pour vous servir</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concours 2009]]></category>

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		<description><![CDATA[ARTICLE 1 : Association organisatrice
L’Institut Platon, association loi 1901, dont le siège social est au Centre Culturel des Minimes, 6 rue du Caillou Gris, 31200 Toulouse, organise sur support papier, un concours dénommé «Écrire Sans Frontières»
ARTICLE 2 : PARTICIPATION
Ce concours est ouvert à toute personne physique à partir de 11 ans. Il est limité à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-99" title="Site 2009" src="http://www.illustrer.fr/institut-platon.com/wp-content/uploads/2009/11/Site-2009-300x220.jpg" alt="Site 2009" width="300" height="220" />ARTICLE 1 : Association organisatrice<br />
L’Institut Platon, association loi 1901, dont le siège social est au Centre Culturel des Minimes, 6 rue du Caillou Gris, 31200 Toulouse, organise sur support papier, un concours dénommé «Écrire Sans Frontières»<br />
ARTICLE 2 : PARTICIPATION<br />
Ce concours est ouvert à toute personne physique à partir de 11 ans. Il est limité à une seule participation par foyer, même nom, même adresse. Les participants mineurs devront obligatoirement fournir une autorisation parentale d’acceptation du présent règlement.<br />
La participation au concours entraîne l’acceptation pure et simple du présent règlement.</p>
<p><a id="more-98"></a></p>
<p>ARTICLE 3 : ACCES ET DUREE<br />
Le concours est gratuit pour toute personne répondant aux critères de l’article 2 et pouvant justifier de sa domiciliation en Midi Pyrénées. Pour toutes les personnes qui résident en France hors Midi-Pyrénées, il est demandé 5 timbres au tarif normal.<br />
Les participants résidant hors de France, contribueront en envoyant un livre de leur auteur préféré dans la langue de leur pays. Ces livres seront offerts à Amnesty International.Les organisateurs se réservent le droit de reporter, de modifier ou d’annuler le concours.<br />
Le concours « Écrire Sans Frontières » se déroule du 26/04/2009 au 31/10/2009 à minuit heure française.<br />
ARTICLE 4 : PRINCIPES DU CONCOURS<br />
Le concours &laquo;&nbsp;Écrire Sans Frontières&nbsp;&raquo; suivra le principe suivant :<br />
- Créer un conte ou une nouvelle sur le thème de &nbsp;&raquo; Cosmos Création&nbsp;&raquo; :<br />
Les philosophes, les religieux et les scientifiques ont donné leur point de vue sur la création des univers, du cosmos, de la vie, et vous ? Indépendamment de tout ce que vous avez appris,comment imaginez-vous la création du cosmos<br />
- Trois pages (police 12, times, interlignage simple) maximum. Les textes plus longs ne seront pas lus.<br />
- Envoyer le texte en 4 exemplaires.<br />
ARTICLE 5 : MODALITES D’INSCRIPTION<br />
Vos coordonnées ne doivent pas être sur le texte mais sur une feuille libre.<br />
- Envoyer le texte avec vos coordonnées complètes avant le 31/10/2009 minuit le cachet de la poste faisant foi. (Institut Platon &#8211; 3, rue Roquemaurel 31300 Toulouse &#8211; France )<br />
- Pour les mineurs, indiquer l’âge au moment de l’inscription.<br />
- Toute inscription incomplète ou inexacte, notamment s’agissant de l’âge du participant, entraînera la nullité de la participation. De même une seule participation par personne est prise en compte.<br />
- Le règlement peut-être obtenu sur www.institut-platon.com ou envoyé contre une enveloppe timbrée.<br />
ARTICLE 6 : DESIGNATION DES GAGNANTS<br />
Un jury composé de personnalités de la presse, du livre, issues d’ateliers d’écriture et de la société civile en général, souverain dans la désignation des candidats lauréats et du classement des lauréats,délibérera et proclamera les résultats. La révélation des gagnants du concours sera faite le 20 novembre 2009 à Toulouse et diffusée sur le site www.institut-platon.com au plus tard dans les huit jours suivant la délibération du jury.<br />
ARTICLE 7 : DOTATIONS ET REPARTITIONS<br />
Les prix seront affichés sur le site www.institut-platon.com dès le 24 novembre 2009. Les lauréats seront publiés dans une oeuvre collective. Le premier prix recevra également un bon d&#8217;achat de livres. Les parents d&#8217;un mineur gagnant acceptent automatiquement toutes les modalités de mise en œuvre quant à la dotation du prix. ARTICLE 8 : MODALITES DE MISE EN POSSESSION DES PRIX<br />
- s’assurer d’être présent ou d’être représenté par la personne de son choix lors de la remise des prix. Le/la participant-e lauréat-e qui n’est pas présent-e ou ne peut pas être physiquement représenté-e abandonne son lot. Les gagnants perdent le bénéfice de leur lot. Le titre de gagnant-e ainsi que la publication restent acquis.<br />
Toute personne participant au concours doit assurer elle-même les frais de transport pour venir à la remise des prix.<br />
Les prix ne peuvent être échangés contre d’autres prix, ni contre des espèces, ni contre tout autre bien ou service. Les associations organisatrices se réservent toutefois la possibilité, en cas de force majeure, de remplacer un des prix offerts par un prix de même valeur voire supérieure. La remise des prix aura lieu le jour même de la notification au gagnant en sa présence ou en la présence d’une personne par lui désignée.Du seul fait de la participation au concours, les gagnants autorisent les organisateurs à reproduire et utiliser leur texte, leurs nom, prénom et adresse dans toute opération promotionnelle et manifestation publi-promotionnelle liée au présent concours, sans que cette utilisation puisse conférer aux gagnants un droit à rémunération ou un avantage quelconque autre que la remise du prix gagné.<br />
L’association organisatrice décline toute responsabilité quant à la qualité et à l’état des prix à la livraison. En cas de retour des prix à l’association organisatrice, les gagnants perdent le bénéfice de leur lot.<br />
ARTICLE 9 : INFORMATIQUE ET LIBERTES<br />
Les informations nominatives recueillies dans le cadre du présent concours sont traitées conformément à la loi du 6 janvier 1978, dite « Informatique et Liberté ». Les participants sont informés que les données nominatives les concernant enregistrées dans le cadre de ce concours sont nécessaires à la prise en compte de leur participation. Tous les participants au concours, ainsi que leurs parents ou tuteur légal s’ils sont mineurs, disposent en application de l’article 27 de cette loi d’un droit d’accès et de rectification aux données les concernant.<br />
ARTICLE 10 : COPIE DU PRESENT REGLEMENT<br />
Il est rappelé que le simple fait de participer implique l’acceptation pure et simple du présent règlement. Ce règlement peut être consulté et imprimé à tout moment à l’adresse www.institut-platon.com<br />
ARTICLE 11 : LITIGES<br />
Le présent règlement est soumis à la loi française. Toute difficulté pratique d’application ou d’interprétation du présent règlement sera tranchée souverainement par le Conseil d’Administration de l’INSTITUT PLATON. Tout litige né à l’occasion du présent concours sera soumis aux tribunaux compétents.</p>
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		<title>ECRIRE SANS FRONTIERES</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Oct 2009 23:30:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concours 2009]]></category>
		<category><![CDATA[Evénements]]></category>

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		<description><![CDATA[

Concours organisé par l&#8217;Institut Platon
 Remise des prix
 Samedi 21 novembre, 14 h
 à la librairie Ombre Blanches
Toulouse M° Capitole 




Les philosophes, les religieux, les scientifiques on donné leur point de vue sur la création de l&#8217;univers, et vous ?
A l&#8217;occasion de la remise des prix, une table ronde autour de la création de l&#8217;univers [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--nevermore--><br />
<img class="alignnone size-full wp-image-107" title="titre_comos" src="http://www.institut-platon.com/wp-content/uploads/2009/11/titre_comos.jpg" alt="titre_comos" width="600" height="171" /><br />
<span style="font-size: large;">Concours organisé par l&#8217;Institut Platon</span><br />
<span style="font-size: large;"><strong> Remise des prix</strong></span><br />
<span style="font-size: large;"><strong><span style="color: #993300;"> Samedi 21 novembre, 14 h</span></strong></span><strong><span style="color: #993300;"><br />
</span></strong><strong> à la librairie Ombre Blanches</strong><br />
Toulouse M° Capitole<span style="color: #ff0000;"> </span></p>
<table style="text-align: center; width: 600px; height: 333px;" border="0">
<tbody>
<tr>
<td colspan="5">
<p style="text-align: left;"><span style="color: #ff0000;">Les philosophes, les religieux, les scientifiques on donné leur point de vue sur la création de l&#8217;univers, et vous ?<br />
A l&#8217;occasion de la remise des prix, une table ronde autour de la création de l&#8217;univers réunira des personnalités athées, musul</span><span style="color: #ff0000;">manes, chrétiennes, juives, et bouddhistes.</span></td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 154px;" align="center" valign="top"><span style="color: #ff0000;"><img class="size-full wp-image-112 alignnone" title="Pierre Debergé" src="http://www.illustrer.fr/institut-platon.com/wp-content/uploads/2009/11/mgr.jpg" alt="mgr" width="117" height="143" /></span></td>
<td style="width: 154px;" align="center" valign="top"><img class="alignnone size-full wp-image-115" title="Jacques Asseraf" src="http://www.illustrer.fr/institut-platon.com/wp-content/uploads/2009/11/asseraf.jpg" alt="Jacques Asseraf" width="107" height="142" /></td>
<td style="width: 154px;" align="center" valign="top"><img class="alignnone size-full wp-image-116" title="Sofia St ril-Rever" src="http://www.illustrer.fr/institut-platon.com/wp-content/uploads/2009/11/rever.jpg" alt="Sofia St ril-Rever" width="107" height="142" /></td>
<td style="width: 154px;" align="center" valign="top"><img class="alignnone size-full wp-image-117" title="Yousseff Boulmaoui" src="http://www.illustrer.fr/institut-platon.com/wp-content/uploads/2009/11/yousseff.jpg" alt="Yousseff Boulmaoui" width="107" height="142" /></td>
<td style="width: 154px; text-align: center;" valign="top"><img class="alignnone size-full wp-image-118" title="Jean-Michel Ducomte" src="http://www.illustrer.fr/institut-platon.com/wp-content/uploads/2009/11/ducomte.jpg" alt="Jean-Michel Ducomte" width="107" height="142" /></td>
</tr>
<tr>
<td class="legende" align="center" valign="top"><span style="font-size: x-small;">Mgr Pierre Deberger<br />
Vision Chrétienne<br />
de la création<br />
de l&#8217;univers.</span></td>
<td class="legende" align="center" valign="top"><span style="font-size: x-small;">Jacques Asseraf<br />
Vision juive<br />
de la création<br />
de l&#8217;univers</span></td>
<td class="legende" align="center" valign="top"><span style="font-size: x-small;">Sofia St ril-Rever Vision bouddhiste<br />
de la création<br />
de l&#8217;univers</span></td>
<td class="legende" align="center" valign="top"><span style="font-size: x-small;">Youssef Boulmaoui<br />
</span><span style="font-size: x-small;">Vision musulmane<br />
de la création<br />
</span><span style="font-size: x-small;">de l&#8217;univers</span></td>
<td class="legende" align="center" valign="top"><span style="font-size: x-small;">Jean-Michel Ducomte<br />
Vision athée<br />
de la création<br />
de l&#8217;univers.</span></td>
</tr>
<tr>
<td class="legende" align="left" valign="top">Recteur de l&#8217;Institut Catholique de Toulouse depuis 2004, bibliste et théologien; il est l&#8217;auteur de nombreux ouvrages dont &laquo;&nbsp;l&#8217;argent dans la Bible&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;L&#8217;amour et la sexualité dans la Bible&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Saint paul, l&#8217;évangile de la liberté&nbsp;&raquo;(ed.parole et Silence, 2008), &laquo;&nbsp;Jésus Christ, un débat politique&nbsp;&raquo;(éd. Bayard, 2009).</td>
<td class="legende" align="left" valign="top">Né au Maroc, parle, écrit et lit l&#8217;arabe et l&#8217;ébreux. Marié, 3 enfants. Médecin, il exerce à Toulouse. Haut responsable de la communauté juive pendant de longues années. Le philosophe Emmanuel Lévinas, dont il e a été l&#8217;élève, a une influance considérable sur sa pensée juive. Celle-ci se traduit par des conférences et des articles.</td>
<td class="legende" align="left" valign="top">Indianiste française, intime de soeur Emmanuelle qui lui a confié son testament spirituel, interprète du Dalaï-Lama et auteur du film Dalaï-lama, une vie après l&#8217;autre, elle a recueilli son autobiographie spirituelle et traduit su sanskrit pour la première dois en une langue occidentale les Écritures bouddhistes de Kalachakra.</td>
<td class="legende" align="left" valign="top">Imam de la mosquée du Château Tabar de 2003 à 2008. Président de l&#8217;association Iqra à Toulouse. Diplômé en apiculture. Sort de la ville pour respirer et contempler la nature en montagne, visitant ses ruches et ses abeilles. Agé de 30 ans, marié et père de deux enfants, il vit et travaille à Toulouse.</td>
<td class="legende" align="left" valign="top">Auteur de nombreux ouvrages sur la laïcité, la démocratie et l&#8217;Europe. Président national de la Ligue de l&#8217;enseignement, il préside également le Cercle Condorcet de Midi-Pyrénées. Il est avocat à Toulouse et maître de conférence en droit public à l&#8217;institut d&#8217;études politiques.</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="5">
<p style="text-align: left;"><img class="alignleft size-full wp-image-134" title="melka" src="http://www.illustrer.fr/institut-platon.com/wp-content/uploads/2009/11/melka.jpg" alt="melka" width="148" height="146" /><strong><span style="font-size: medium;">Alain Melka</span></strong></p>
<p style="text-align: left;">Ecrivain, journaliste, réalisateur et producteur de nombreux documentaires (dont le long metrage de Gao Xinjiang, qui a obtenu le premier prix de la ville de Milan en 2008), réside dans le sud de la France.</p>
<p style="text-align: left;">Il sera le facilitateur de cette table ronde où l&#8217;univers se discute encore&#8230;</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
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